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mardi 27 avril 2010

Redécouvrir Paris


Du 5 au 21 avril, j’avais un ami québécois, Michel, qui me rendait visite. C’était son premier gros voyage, et il a décidé de consacrer deux semaines à la Ville-Lumière. Passionné d’histoire et de culture française, c’était un passage obligé. Après des années à l’entendre rêver de Paris, il a enfin décidé de se prendre un billet d’avion et tenter l’aventure. Je crois que mon petit appel à son anniversaire il y a plus de huit mois a été l’élément décisif.

C’était assez particulier d’être en compagnie d’une personne qui avait les yeux brillants devant tant de monuments historiques, qui frissonnait presque en empruntant les rues où ont foulé de grands personnages historiques, lorsque soi-même on a vu et revu Paris, jusqu’à ne plus comprendre pourquoi les touristes trouvent la ville si enchanteresse et merveilleuse. En fait, Michel lors de son séjour, c’était moi il y a cinq ans qui découvrait la France et l’Europe.

Pourtant, je m’étais promis que durant son séjour, j’allais essayer de redécouvrir Paris, de la voir comme je l’avais perçue la première fois. Difficile tâche puisque mon expérience à l’hôpital, mes tentatives vaines de socialisation, et mes luttes contre l’administration française ont pas mal terni ma vision de l’univers parisien.

Récapituler plus de deux semaines serait un peu long et pénible. Quelques moments par contre nécessitent le détail.


Au cours de la première semaine, nous avons soupé chez Sandra, mon ancienne coloc d’il y a cinq ans, à Montgeron (banlieue parisienne). Ce fut un moment marquant, surtout pour Michel, car il a pu rencontrer des Français qui lui montraient une vision de la France telle qu’elle est vécue par ses habitants. D’ailleurs, il s’est lié d’amitié très rapidement avec Sandra, Antoine et Isabelle (deux amis proches de Sandra).

Autre moment agréable fut la visite au Musée d’Orsay. C’est un musée portant sur l’art impressionniste et il regroupe plusieurs œuvres importantes de Van Gogh, Monet, Manet, Cézanne, Gauguin, etc. J’avais réussi à convaincre Michel de m’accompagner, car il n’était pas chaud à l’idée de visiter un musée d’art au départ (lui étant plutôt du versant historique). Je suis personnellement heureux de lui avoir fait découvrir l’art, et ça me rappelait mes premières réticences à perdre mon dimanche après-midi enfermé à voir des tableaux et des sculptures. Plus modeste et beaucoup moins mégalomaniaque que le Louvre, le Musée d’Orsay est d’une taille humaine tout en restant grandiose dans ce qu’il a à offrir. Raison principale pourquoi je voulais l’entraîner là? Tout simplement parce qu’il y avait une exposition intitulée « Crime et châtiment » qui retrace l’histoire du crime, des condamnations, et des châtiments (humains et célestes) à travers l’art, ainsi que quelques éléments sur la médicalisation du crime. Ce fut l’une des plus belles expositions que j’ai vues à ce jour, et comme le Dr Guilé, mon directeur de thèse, l’avait si bien prédit, je suis ressorti avec le catalogue de l’exposition de 500 pages sous les bras… 

(Début de parenthèse : D’ailleurs, il faut que je retranscrive (assez librement) cette fameuse conversation qui a eu lieu quelques semaines auparavant :

Dr Guilé : Il y a une exposition sur la Sainte-Russie au Louvre qui pourrait vous intéresser [oui, après plus de cinq ans, on se vouvoie encore mutuellement].
Moi : Il y a aussi une exposition à Orsay, « Crime et châtiment », que je voudrai voir. Vous en avez entendu parler?
Dr Guilé : Oui. Vous devez la voir. C’est tout à fait vous. Je crois que vous allez adorer et vous devez vous ramener le catalogue de l’exposition, bien sûr.

Fin de la parenthèse.)

Évidemment, en voyant autant d’œuvres impressionnistes, je me devais de faire mon tour guidé de Montmartre à Michel… qui a suivi immédiatement la visite du musée. Sinon, autre coin touristique a été le château de Vincennes. Personnellement, je crois avoir vu trop de châteaux médiévaux que ça ne me fait plus aucun effet d’en voir un, mais ce fut un moment qui a été agréable à partager avec lui.
Un jeudi, on s’était donné rendez-vous avec Antoine et Sandra au Carrousel du Louvre pour lui faire visiter Paris. Petite visite au Palais de Justice, à l’Hôtel-Dieu, chez Berthillon (les meilleures glaces au monde, et que personne ne vienne me contredire à ce sujet… juste regardez la liste des parfums offerts sur leur site : http://www.berthillon.fr), etc. D’ailleurs, Berthillon est probablement le seul commerçant de glaces qui ferme ses portes durant la période estivale. Ils ont poursuivi leur visite près du Ménilmontant et des Buttes-Chaumont tandis que je me suis dirigé vers la Bastille pour voir une exposition sur les pochettes de vinyles (oui, l’influence de mon frère concernant l’art, et particulièrement l’univers de la musique, est assez grande) avec un ami avant de retrouver Michel, Sandra et Antoine pour une soirée vins et fromages chez Patrick, qui hébergeait deux Québécoises d’Abitibi. Michel a donc bu sa première bouteille de vin (bon… c’était du vin blanc qui ne goûtait pas grand-chose… mais il faut bien commencer quelque part).
Le lendemain, en soirée, après un petit resto (toujours avec Sandra, Antoine et Isabelle) près de la Bastille, on est allé à la Tour Eiffel pour faire une visite de la ville en bateau-mouche. Oui, la chose plus touristique à faire que j’ai réussi à éviter pendant cinq ans… bon bien, c’est fait. Très joli de voir les bâtiments historiques éclairés la nuit et de passer sous les multiples de ponts. Toutefois, commentaires audio atroces (surtout les versions anglaises et allemandes… de quoi s’écorcher les oreilles avec l’accent français expressément exagéré selon moi), on repassera.
Le samedi, on a fait (toujours avec le même beau monde) un tour du beau Paris historique avec les Vélib’, les vélos « gratuits ». Dans le concept, c’est bien. En pratique, c’est une autre histoire si c’est la première fois. Sans explication claire et précise, pour sortir six vélos, cela nous a pris une bonne demi-heure (et je soupçonne plus). Et on comprend le français! Bref, la première demi-heure a été facturée sans qu’on n’ait fait un seul tour de pédale… Faire de la bicyclette à Paris, finalement, ce n’est pas pire que Montréal, mais c’est vrai que les pavés, ça donne l’impression qu’on est en pleine crise d’épilepsie sur roue.
Avec l’histoire des cendres du volcan islandais et des grèves de train (la France était complètement paralysée en termes de transport), Michel a dû rester en France plus longtemps, car il n’y avait aucun moyen pour qu’il retourne à Montréal. Il a profité des 3-4 jours supplémentaires chez Sandra (pour des questions pratiques de transport s’il devait se rendre à l’aéroport rapidement), passait ses journées avec Antoine (pendant ce temps, j’étais à Rouen pour donner une formation), et on soupait tous ensemble en soirée.
Bref, son séjour a été apprécié et m’a permis de revoir Paris d’un autre point de vue, celui de la personne qui visite et découvre. J’avoue avoir pu découvrir des coins de Paris que je ne connaissais pas encore, et c’est bien de pouvoir se dire qu’après tout ce temps, je réussis encore à me faire surprendre par la ville.
Pour avoir le détail des impressions de Michel de son voyage, vous pouvez consulter son blog à cette adresse : http://avrildansparis.blogspot.com/


dimanche 4 avril 2010

Portugal

Le trajet en autobus de Séville à Lisbonne a duré six heures. Ce fut un moment de pause où on j'ai pu prendre plusieurs mini-siestes, avancer ma lecture du livre "Contes de la chambre de thé" (je vous le conseille d'ailleurs pour ceux qui s'intéressent au thé et à la culture asiatique), écouter un peu de musique, déblatérer quelques conneries à Nicolas (disons que maintenant, on verra les parcs pour enfants avec l'asphalte noir d'une toute autre manière... surtout avec une station de service qui vend des litres d'huile d'olive), etc. Je sens que je me dois d'écrire cela, car ce sont ne sont pas seulement des moments forts et intenses que je vis, mais aussi des banalités qui aussi plaisantes.

Nous sommes arrivés à Lisbonne vers 22 heures. Première chose à faire, c'était de se trouver une auberge de jeunesse. Nous avions envoyé au total environ une vingtaine de demandes de couchsurfing et le peu de réponses que nous avions obtenues ont été négatives. Bref, le couchsurfing à Lisbonne, ce n'est pas trop fort, surtout quand je reçois encore des réponses de gens (quelques jours après mon retour)... La première auberge à laquelle nous avions cogné à la porte se situe à quelques minutes d'une station de métro, en plein cœur de la ville. Pour 14 euros la nuit, nous avons droit à une cuisine professionnelle, un lounge/salon assez vaste, un écran géant pour écouter des films, un mini-bar, des postes Internet (que des ordis Mac), une douche très design, un système de sécurité informatisé, etc. Bref, nous étions très impressionnés. On a fait connaissance avec Carlos, un Brésilien, qui était dans notre chambre. Nous sommes sortis la nuit même avec lui et d'autres Brésiliens dans Bairro Alto, un quartier très animé de la ville pour sortir. Plusieurs bars sont alignés sur quelques rues et les gens fêtent en pleine rue. Comme en Espagne, la bière n'est pas chère (environ 2-3 euros la pinte... on est loin du 7-8 euros à Paris).

Nous sommes rentrés vers 3h ou 4h du matin (le décalage horaire, ainsi que l'heure avancée dans la même journée, nous a un peu perturbé), et après un petit 5h de sommeil, nous sommes partis explorer Lisbonne. Nous avons marché dans les petites ruelles sinueuses d'Alfama, dans les quartiers historiques de Baixa et Chiado, le long de la rive à Belém, etc. On a testé la cuisine portugaise et son fameux poisson (très huileux et salé par contre)... et Nicolas a englouti un nombre incalculable de pastéis de nata, une pâtisserie typiquement portugaise qui vaut réellement le détour. C'est délicieux avec un bon espresso...

Cette journée-là, on a dû changer d'auberge car il ne restait plus de places dans celle où nous avions passé la première nuit. Nous avons marché quelques mètres pour tomber sur une qui avait une ambiance tout autre. Alors que la première était dans la grosse technologie et le "full-equiped", celle-ci faisait un peu "salon de grand-mère" pour reprendre les mots de Nicolas. Très confortable et posé quand même, et nous avons réservé pour deux nuits. Pour souper, on s'est fait une sauce sphaghetti avec aubergines, carottes, champignons, ail, oignons, tomates, fromage frais, etc. Obtenir les ingrédients a été plutôt cocasse... Les gens de l'auberge étaient impressionnés par le fait qu'on cuisinait réellement et qu'on prenait notre temps (il est vrai qu'on monopolisait pas mal la cuisine... et dire qu'on voulait se faire un risotto au départ). Comme les dernières nuits ont été courtes, nous nous sommes allés nous coucher assez tôt (lire ici vers 1h du matin).

Pour nos dernières vingt-quatre heures de notre périple avant mon retour à Paris, et l'arrivée de Nicolas à Berlin, nous sommes allés à Sintra, à une quarantaine de minutes de train de Lisbonne. Actuellement, c'est un site protégé par l'UNESCO constitué de montagnes et de verdure. À partir de la gare, un autobus amène les touristes aux monuments/attractions pour environ quatre euros. Comme il faisait beau, nous avons décidé de marcher partout, au lieu de prendre les transports. La montée n'était pas trop difficile, ni trop facile; de plus, on pouvait bien profiter du paysage et de la vue. Les fausses ruines romantiques sont également plus appréciables lorsque nous sommes à pied qu'en autobus...

Notre premier arrêt a été le château des Maures et nous avons marché le long des remparts. La vue est tout simplement sublime. Nous avons aussi visité le château de Pena, un style d'architecture germano-arabo-médiévo-romantique. Pour finir, nous avons marché jusqu'à une grosse croix. À ce moment, nous avons trouvé un endroit extraordinaire, loin des gens, dans un calme des plus reposants, pour appeler Gabrielle, la coloc de Nicolas et Lydia, et ma future coloc, je l'espère. Nous nous étions convenus que je devais l'appeler lorsque nous étions dans un lieu dont on aurait aimé qu'elle soit avec nous. Oui, les délires entre moi et Gabrielle, c'est souvent difficile à expliquer aux gens. Nous sommes descendus de la montagne en appréciant sur notre route les différents arbres et les diverses plantes provenant de partout dans le monde. Il semblerait qu'un roi portugais a voulu créer un parc constitué de toutes les plantes de la planète. Nous sommes revenus à Lisbonne, et avec une bouteille de porto, on a savouré quelques gorgées, sur le bord de l'eau, face à l'Atlantique, avant de revenir à l'auberge pour se sustenter. 

Le lendemain, après déjeuner, nous sommes allés à l'aéroport. Le voyage m'a beaucoup apporté et m'a permis à faire le point sur plusieurs éléments de ma vie, et en particulier sur mon doctorat et mon année à Paris. Le retour a été difficile. J'avais les larmes aux yeux dans l'avion, un avion rempli de touristes qui n'attendent que de voir la Ville Lumière et de Français qui ont hâte de revoir amis et famille. Dans mon cas, je voulais juste aller n'importe où, tant que je fuyais Paris. Après une semaine magique avec Lydia et Nicolas, savoir qu'il faut revenir dans un milieu de travail qu'on déteste, avec des gens qu'on méprise intérieurement, ça fait beaucoup réfléchir sur ce qu'on accepte de subir en silence. Les deux prochains mois vont être aussi être chargés d'émotions et de péripéties. Je vais tenter d'agir cette fois-ci, au lieu de rester passif... et pourquoi pas, tenter une réconciliation avec Paris (avec l'hôpital, ça ne vaut même pas l'effort d'y penser).





samedi 3 avril 2010

Fin de semaine à Séville

Donc, après deux jours à Ronda, à se balader dans les montagnes espagnoles, Lydia, Nicolas et moi sommes retournés à Séville le samedi matin afin de pouvoir assister au début de la Semana Santa. Nous avions lu et entendu dire que c'était un événement important dans la culture catholique espagnole, surtout à Séville; il allait de soi qu'on y assiste!

En fait, comme la Semana Santa ne débutait que le dimanche, on devait s'occuper pour le samedi. En attendant notre hôte, Dario, un Italien qui travaille à l'auberge de jeunesse dont on j'ai parlé dans mon message précédent, assis au soleil, dans un parc, on feuilletait dans nos guides respectifs (Lydia avait le Rough Guide, Nicolas le Lonely Planet, et moi les pages du Wikitravel) afin de déterminer quels seraient les coins touristiques à visiter. Dario vient nous chercher et nous montre son appartement. Il vit en colocation dans le quartier historique et sa terrasse sur le toit botte des culs. Une très belle vue de Séville, avec une vieille église à côté. Il nous conseille de faire la visite guidée à laquelle il a passé plus d'un an à planifier pour les auberges. En effet, pour être un bon guide, il faut se renseigner sur l'histoire de la ville et trouver des anecdotes intéressantes pour garder l'attention des gens pendant plusieurs heures.

On se dirige donc à l'auberge de jeunesse et on rencontre notre guide, Ronnie, une fille d'Israël. Elle nous raconte donc les origines de Séville, les différents monuments historiques, les anecdotes croustillantes sur le roi Ferdinand et Christophe Colomb, etc. Elle mettait beaucoup d'emphase sur les diversités culturelles, ethniques et religieuses qui ont cohabité dans cette ville. L'influence arabe est d'ailleurs très ressentie par l'architecture et l'urbanisme de Séville. On retrouve plusieurs petites ruelles où le soleil ne réussit pas à atteindre le sol, créant ainsi des corridors frais permettant de se rafraîchir l'été (on parle ici de 45-50 degrés Celsius selon Ronnie). À vrai dire, à plusieurs moments, je me sentais comme si j'étais à Istanbul. 

Avec ce tour, on a appris la légende entourant la Rue de la mort. En résumé, une fille ayant causé la mort de sa famille par amour d'un soldat décide de se repentir en demandant que sa tête décapitée soit exposée dans une fenêtre de la demeure dans laquelle elle a vécu. Pour la Rue de la tête à San Pedro, c'est l'histoire d'un roi qui a tué un de ses ennemis en pleine nuit, mais qui se fait surprendre par une femme. Au départ, il voulait que la tête de son ennemi soit exposée dans son palais, pour que tout le monde puisse le redouter. Pour se faire pardonner d'un crime aussi gratuit, il a demandé qu'on place une sculpture de sa propre tête au milieu de la rue où il a commis le meurtre. Bref, on a eu droit à quelques histoires de têtes décapitées!

Le tour guidé nous a donc permis de connaître un peu plus sur Séville et en marchant devant tous les monuments majeurs de la ville. Petit détail agaçant que je trouvais, c'est que Ronnie racontait les choses de façon assez sensationnaliste. Par exemple, l'histoire de la découverte des Amériques par Christophe Colomb s'est résumée par les problèmes érectiles du roi Ferdinand qui voulait chasser cet Italien qui couchait avec sa femme. Malgré cela, c'était une visite guidée agréable et instructive.

Après la visite, Nicolas, Lydia et moi sommes allés faire des courses pour se faire à manger. J'avais prévu faire une moussaka et en arrivant chez Dario (avec un petit détour à l'auberge pour récupérer les clés et à jaser et boire avec des gens), il n'y avait pas le matériel de cuisine pour le faire (lire ici: pas de four, pas de plat rectangulaire à lasagne, etc). On improvise quand même une moussaka noyée dans l'huile d'olive (maudites aubergines...) et on mange le tout (avec une salade préparée par Lydia) sur le toit en compagnie de la colocatrice de Dario.

Après avoir bien mangé, vers minuit, on rejoint Dario avec quelques gens de l'auberge dans un bar de la ville. On fait quelques bars pour finir avec une boîte de nuit. Évidemment, comme c'est un pub crawl, on passe à peine 40 minutes dans chaque endroit. Ainsi, les consommations s'enfilent rapidement et la soirée a passé trop rapidement.

Le lendemain, nous nous sommes rendus près d'un lieu de culte pour assister à la Semana Santa. Les gens étaient très bien habillés, et on faisait réellement touristes avec nos habits... Pour la cérémonie, certaines personnes étaient vêtues d'un costume blanc avec une cagoule blanche à pointe. Bref, selon moi, je croyais voir des gens du KKK se promener allégrement dans la rue. On nous explique que durant toute la semaine, toute la journée et la nuit, chaque église transporte à pied un gros chariot  (extrêmement pesant) où se trouve Jésus, la Vierge Marie, etc. jusqu'à la Cathédrale. Un air solennel et sombre accompagne cette dure marche. Le public pleure car Jésus est mort. C'était bien d'assister à cela, mais je comprends maintenant pourquoi les habitants de Séville fuient la ville pendant cette semaine. En effet, une semaine à entendre les airs tristes (quoique beaux) avec des gens qui pleurent et des statues géantes de Jésus qui déambulent dans la rue, c'est un peu trop...

En après-midi, Nicolas et moi avons fait nos sacs et nous avons pris l'autobus pour Lisbonne, laissant Lydia poursuivre sa route en Espagne (en fait, elle restait une journée de plus chez Dario).

La suite de l'aventure, cette fois-ci au Portugal, à un autre moment!


vendredi 26 mars 2010

Premiers jours en Espagne

Depuis les cinq dernières années, je suis allé en Europe quatre fois (excluant ma fois en Turquie), et je n'ai jamais visité une ville espagnole (les montagnes et les rivières près de San Sebastian, si... mais jamais de ville en soi). Barcelone a longtemps été sur ma liste, mais je me suis dit que si je voulais vraiment vivre l'Espagne, autant aller en Andalousie. Le voyage a été décidé à la suite d'une conversation avec Nicolas et Lydia. Au départ, je voulais pour mes vacances de visiter les pays scandinaves. Nicolas, connaissant mon état d'esprit des derniers mois, m'a tout simplement dit que si j'allais en Norvège ou en Suède, c'était assuré que je me garrocherai sur la première exposition de Edvard Munch (de quoi se tirer une balle dans la tête, selon lui). Bref, pour lui, il valait mieux que j'aille dans le sud avec eux.

Les revoir m'a fait drôle. Depuis des semaines, je ne rêvais que de cette semaine avec Nico et Lydia. Et je suis arrivé plutôt frustré à cause d'une erreur de communication entre moi et Nico sur l'heure d'atterissage de nos avions respectifs (eux venaient du Maroc, moi de Paris). Bref, les premières heures étaient particulières car je crois que j'ai juste accumulé trop de frustrations au cours des derniers mois et le fait que je pouvais enfin les évacuer sans que je sois jugé m'était libérateur.

Donc, premières heures en buvant de la sangria, en attendant que l'amie de Nicolas nous contacte pour savoir si nous avions un endroit pour dormir cette nuit. Finalement, non. Comme un couchsurfer m'avait écrit concernant une auberge de jeunesse à laquelle il travaille, nous sommes allés. Nous avons rencontré un Italien (Dario) qui travaille à Seville qui pourra nous héberger ce samedi. Le fait que ce soit difficile de se trouver un divan réside dans le fait que la Semaine Sainte va se dérouler dans quelques jours et que la plupart des couchsurfers ont déjà des invités (et comme nous sommes trois, trouver quelqu'un qui peut héberger trois d'un coup, c'est très difficile).

Le lendemain, après le BBQ sur le toit de l'auberge (en fait, nous sommes allés dans une autre, car il n'y avait plus de place dans celle-ci... mais on a eu notre rabais de -10% car nous étions tous des couchsurfers actifs), nous avons visité la plus grosse cathédrale gothique du monde. Splendeur et beauté architecturale indescriptive. Nous avons monté la Giralda (un ancien minaret de mosquée), quoique l'absence d'escaliers rendait la tâche trop facile à mon goût (c'était une pente douce). Ensuite, direction vers Real Alcazar, ancienne résidence royale espagnole. Ce sont des cours et des jardins à en plus finir; on entre dans une salle pour trouver une ouverture qui donne sur un jardin, qui conduit vers une cour intérieure, qui débouche vers une autre salle. Bref, de toute beauté encore, avec des paons qui se promènent ici et là.

À 15h, nous avons pris le bus pour se rendre à Ronda, une ville se trouvant en haut d'une montagne andalouse. Très petit, mais avec une vue impressionnante. D'ailleurs, le pont qui relie les deux falaises est à couper le souffle. Nous avons débouché un vin de l'an 2000 (mon fameux Bergerac que je conservais précieusement pour mes retrouvailles avec Nicolas et Lydia) sur une place donnant une belle vue sur les vallées. Petit resto avec de la bouffe trop salée. Je crois que dans la cuisine espagnole, ils mettent plus de sel dans un plat, que moi dans toute une semaine...

Aujourd'hui, nous avons fait une randonnée dans les montagnes pour visiter des grottes préhistoriques. Je me suis rendu compte que 10 mois à Paris en vivant avec des fumeurs invétérés, ça détruit un homme... Bref, c'était bonheur et extase pour moi de bouger, de sentir mes muscles travailler, d'entendre ma respiration car mes poumons et mon cœur n'étaient plus habitués à un effort physique. Pour revenir à Ronda, nous avons fait du pouce (de l'autostop) car c'était à 20 km de notre auberge... après même pas 10 minutes, un gars nous a embarqué. Nous avons continué notre visite de Ronda, en faisant un pique-nique avec fruits et légumes (ça nous manquait à nous trois).

Et voilà pour l'histoire à cette heure.

À la prochaine!

mardi 23 mars 2010

Hygge à Copenhague

En France, les étudiants ont droit à des vacances scolaires en automne, en hiver et au printemps d'une durée de deux semaines, surnommées "petites vacances". Bref, comme pour Berlin où j'en ai profité pour disparaître une dizaine de jours en novembre, je fais pareillement pour les vacances d'hiver, sauf que je les ai décalées d'un mois... Donc, voilà l'explication pour ceux qui se demandent pourquoi je suis toujours parti ailleurs.

Ainsi, je prends deux semaines de vacances, et les premiers six jours, je les ai passés à Copenhague (qui se traduit littéralement en "port des marchants" en danois). Depuis le temps que je voulais faire un saut dans les pays scandinaves, voilà l'occasion le faire. En octobre dernier, j'avais hébergé un Danois, Emil, pendant plus d'une semaine, et j'avais ainsi une raison de visiter la capitale danoise.

Contrairement aux images véhiculées par les stéréotypes culturelles, le Danemark n'est pas enterré sous la neige presque toute l'année. Le climat est légèrement plus frais qu'en France (et on parle ici d'à peine 3-4 degrés de différence). Par contre, l'idée des grand(e)s blond(e)s aux yeux bleus n'est pas totalement fausse!

Copenhague, c'est la ville du vélo. Des pistes cyclables sont aménagées des DEUX côtés de la rue, presque partout dans la ville. D'ailleurs, il est plus fréquent de croiser une bicyclette qu'une voiture. Il y en tout simplement partout. Malheureusement, je n'ai pas pu en faire l'expérience. Le système de vélo "gratuit" à la Vélib' ou au Bixi n'est disponible que durant les saisons plus chaudes. Emil a essayé de me réparer un vélo, mais ce fut sans succès. De toute manière, Copenhague est une ville assez petite, ce qui permet de marcher partout sans difficulté. Il y a aussi un bon système de métro, de trains comme le RER parisien ou le S-Bahn berlinois, et d'autobus.

Une certaine tranquillité règne dans la ville. Pas de piétons stressés, de cyclistes kamikaze ou d'automobilistes enragés. Dans les cafés, les bars et les restaurants, on peut voir des gens drapés d'une couverture en polar ou de laine, fournie par le commerce. De longues bougies blanches ornent les tables. Bref, le confort chaleureux est omniprésent. Emil m'explique que ce phénomène s'appelle le "hygge" en danois, mais que c'est très difficile à traduire en anglais; en gros, c'est quand tu te sens bien dans le moment présent, avec les gens qui t'entourent (que tu les connaisses ou non) ou tout seul.

Les bâtiments des maisons sont plutôt colorés (beaucoup de rouge, jaune et bleu), ce qui fait un gros contraste avec Paris avec son gris-beige classique. Ici, pas vraiment de monuments spectaculaires. L'hôtel de ville est massif, mais ne dégage pas d'exubérance. En fait, l'attraction principale de la ville gravite autour d'une petite sculpture à quelques mètres de la rive. Oui, je parle bien de la "petite sirène" d'Andersen,  et je vais vous détruire votre enfance en vous annonçant qu'elle ne se marie pas avec le prince et qu'elle se suicide à la fin du conte. Cette sculpture a été maintes fois vandalisée (bras coupés, tête décapitée, voilée comme une musulmane) dans le passé, et elle va voyager à la fin du mois en Chine...

Un autre attrait assez touristique (autre que les palais/châteaux/parcs) est Christiana, sorte de camp de hippies. Dans les années 1970, des gens ont squatté l'endroit appartenant anciennement à l'armée. Ils ont bâti leur petite société indépendante et auto-suffisante. Ici, les drogues douces sont vendues librement (les drogues dures ne sont pas du tout tolérées), et les gens vivent comme dans une commune hippie des années 1960-1970. D'ailleurs, ils ont longtemps poussé les idées d'écologie et de développement durable. Le Danemark essaie d'éradiquer ce quartier de la ville et procéder à la "normalisation", mais Christiana demeure toujours. Certains Danois disent toutefois que Christiana risque de disparaître éventuellement et que le gouvernement finira par avoir raison de ce petit îlot "souverain".

Les habitants de Copenhague sont connus pour leur amour du design (on peut penser à la chaise-oeuf  ou la chaise-fourmi d'Arne Jacobsen, entre autres). D'ailleurs, Emil me parlait souvent du design de la chaise de bureau vue à travers la fenêtre d'un commerce, ou de la maison qu'on venait de passer devant. Il est vrai qu'il étudie en design, mais j'ai pu enfin ouvrir les yeux sur le design de toute chose, mais surtout des chaises! Et oui, je suis allé au Musée du design danois pour admirer des chaises et des tables... d'ailleurs plus intéressant que le musée de Hans Christian Andersen, principalement destiné aux enfants.

Pour éviter de m'éterniser sur mon séjour, je fais finir sur l'expérience du sauna scandinave. Le lieu contient une piscine 25m, un bassin d'eau chaude, un bassin d'eau très froide, des douches un peu partout, des chambres à vapeur, de sauna et de solarium. Donc, on commence par plusieurs longueurs dans la piscine (et que ça fait du bien quand ça fait longtemps qu'on ne s'est pas entraîné dans l'eau) où les gens respectent la vitesse des couloirs (contrairement à mon expérience québécoise et française des piscines) avant de prendre une douche tiède.  À partir de ce point, on enlève le maillot de bain et nous sommes séparés par sexe. Il y avait des panneaux partout disant qu'il faut prendre une douche avant et après chaque bassin et qu'il faut absolument être nu (même la serviette autour de la taille est interdite) J'essaie le bassin d'eau chaude salée. Très agréable avec un jet d'eau qui te masse le dos. J'essaie les chambres de vapeur. L'humidité est plutôt écrasante, mais ça va. La vapeur est tellement dense qu'il est difficile de même voir son voisin. De plus, elle est parfumée au citron... Le sauna est composé de longs bancs/marches en bois avec un système de chauffage à bois. La température tourne autour du 90 degrés. Comme il fait très chaud, les gens sautent dans le bassin d'eau froide, avant de revenir dans le sauna ou la chambre à vapeur. Après plus de deux heures à changer de salles et de bassins chauds/froids entrecoupés de multiples douches, j'enfile mes vêtements (j'avoue que je n'étais pas habitué à être complètement nu devant une cinquantaine de personnes pendant une si longue période... et il est vrai qu'on perd toute notion de pudeur après une minute lorsqu'on est entouré par des gens qui sont confortablement à poil) et je me dirige vers l'aéroport, extrêmement propre avec le nombre de douches et de bains...

Prochaine destination: Séville!

dimanche 28 février 2010

Un samedi après-midi à la vietnamienne

Avant de partir pour Paris, ma grand-mère maternelle m'avait remis les coordonnées d'une de ses bonnes amies d'enfance qui habitait en région parisienne. Elle voulait que je la rencontre éventuellement lors de mon séjour. Après plus de neuf mois à s'appeler mutuellement pour se fixer une date, j'ai réussi à la voir samedi dernier. Pour la première fois depuis belle lurette, je n'avais pas de Couchsurfer chez moi la fin de semaine et je n'étais pas parti en voyage.

Elle m'invite donc d'aller dîner (déjeuner pour les Français... je ne m'habituerai jamais à employer ce terme, car je le juge inapproprié. Nous ne sommes plus à l'époque de Louis XIV qui déjeunait effectivement à midi, car il était un lève-tard. Le terme "petit-déjeuner" est apparu pour désigner le repas des gens du peuple qui devaient se lever tôt et devaient ainsi s'alimenter en attendant que le roi décide de se lever et manger. De plus, le "souper" était également un repas de "paysan", car jamais le roi allait descendre au niveau du peuple et manger une chose aussi peu délicate et fine qu'une soupe. Bref, comme la monarchie française est tombée depuis longtemps, et que la plupart des gens mangent le matin pour "cesser le jeûne", j'opte pour le retour des bons mots avec les bonnes définitions! Fin de la parenthèse).

Donc, elle m'invite à dîner. Dans la voiture, elle me décrit le menu: une soupe aux œufs et aux asperges, du riz, des travers de porcs au caramel, une salade, des fruits, et des pâtisseries. Bref, un mélange vietnamien et occidental.

Le repas est très bon et me rappelle plusieurs souvenirs. Quand elle m'a servi des oignons verts (souvent confondus avec des échalotes) marinant dans l'huile fraîche, j'ai souri en pensant que j'ai passé une bonne partie de ma vie à mettre ce condiment sur tout (surtout  sur des oeufs, ou avec du bi, une recette vietnamienne composée de porc rôti et d'ail et d'autres ingrédients qui me sont encore inconnus à ce jour). Elle m'a demandé si je connaissais ça. Ou plutôt, elle m'a demandé si je savais le manger.

Là, j'ai pensé à une réflexion que mon frère faisait souvent quand on mangeait en famille concernant cette expression "savoir manger (quelque chose)". Ma compréhension de cela a toujours été "es-tu capable d'en manger?", car le goût est quelque chose qui s'acquiert, qui s'apprend. Combien d'entre nous trouvions dégueulasse les épinards, par exemple, étant plus jeunes, mais qu'aujourd'hui, nous n'avons aucune difficulté... On aurait donc "appris à connaître" l'aliment, à "savoir" comme le savourer.

Autre que les conversations sur la famille, ce que je fais en France, de sa vie (et celle de ma grand-mère) à Saigon (toujours incapable de dire Hô-Chi-Minh-Ville... mes parents m'ont toujours appris à dire Saigon, et à dessiner le drapeau vietnamien avec des rayures jaunes et rouges, et non avec l'étoile jaune sur fond rouge), une partie des discussions portaient sur la nourriture. Ceci ne m'étonne pas, car j'ai grandi avec une mère et des tantes et une grand-mère qui ne me demandaient rarement directement la question si j'allais bien, mais en la posant en me demandant si j'avais bien mangé ou si j'avais faim. Je me demande si parler d'appétit et de nourriture, c'est un peu comme la météo au Québec, sujet de prédilection pour amorcer une conversation... L'un des sujets fût: existe-il de bons restaurants vietnamiens qui font du "pho" (soupe tonkinoise) de bonne qualité et à un prix raisonnable en région parisienne? La réponse: pas vraiment.

Bref, j'ai passé un bon samedi après-midi en compagnie de cette dame et de son mari (86 ans et très en forme). Ils m'ont fait pratiqué mon vietnamien qui est dans un état au-delà du rouillé... Étonnamment, je comprenais presque tout, mais sortir les phrases de ma bouche, ça prenait une concentration incroyable à choisir les bons mots et les mettre dans le bon ordre grammatical. Dommage qu'on n'a pas pu se rencontrer avant...
Et pour finir, petite anecdote qu'elle m'a raconté en me montrant son jardin. Elle me pointait un coin où elle avait jadis installé un étang avec des poissons. Malheureusement, les chats du voisinage mangeaient constamment les poissons, et elle a dû le transformer en un coin de jardinage. J'ai trouvé ça mignon et triste en même temps...

samedi 27 février 2010

Quelques petits musées...

Du 17 au 24 février, j'ai hébergé un de mes amis d'enfance, Nicolas. Je crois le connaître depuis la 1ère année du primaire, et sa mère était ma professeure d'anglais en 5e ou 6e année. Bref, il était en train de faire son tour d'Europe, et Paris était sur sa liste. J'ai profité de sa visite pour aller voir quelques musées que je voulais voir depuis un certain temps, mais que je remettais toujours au lendemain.

Le musée de la vie romantique

Situé à quelques mètres du Musée de l'érotisme, à Pigalle, ce musée au fond d'une petite cour intérieure parisienne, dans l'ancien hôtel Scheffer Renan. Un petit jardin où il est possible de prendre du thé à l'anglaise est accessible aux visiteurs. L'été, des roses embellissent le décor, parsemant de couleurs chaudes la verdure et les meubles de bronze verdis par le temps. Le musée se trouve dans l'ancienne maison de Ary Scheffer, un peintre. On parle ici d'un tout petit musée, d'environ quatre ou cinq pièces (de la taille d'une chambre de maison, évidemment). L'accent est mis sur la vie de George Sand et de ses amoureux: Alfred de Musset et Frédéric Chopin. Pour une personne qui connaît peu ou pas la vie de ces hommes ou femmes, le musée a très peu d'intérêt. Il n'y a pas de texte explicatif, que des portraits, objets personnels, lettres de correspondance, etc. Quelques peintures sont intéressantes en soi, dont celles ayant pour thème Marguerite, Faust et Méphistophélès. Évidemment, il faut connaître la légende pour bien apprécier le tout. Bref, un musée intéressant pour ceux qui ont une fascination pour la vie de Sand et de Chopin; pour les autres, ce sera une visite de 5-10 minutes très rapide pas trop mémorable. Ah oui, pour ceux qui s'attendent à un traitement en profondeur sur le thème de la romance, déception garantie.

Musée de l'histoire de médecine

Ce musée est situé dans le pavillon administratif de l'Université de Paris 5 - René-Descartes, à laquelle je suis inscrit. Je suis souvent passé devant la porte de ce musée, sans jamais y entrer. Ce n'était par manque d'intérêt, ni par manque de temps. Je crois plutôt que c'est par pure procrastination, le côté "bah, j'irai la prochaine fois que je dois me rendre à l'Université".

Le musée abrite surtout des instruments médicaux de différentes époques. Encore une fois, le manque de textes explicatifs ou de livrets pour touristes rend la visite un peu aride pour les gens n'ayant pas étudié en médecine ou autre domaine connexe. Un peu plus sobre et moins garni que le Musée de la Charité à Berlin, ou même celui à Bruges en Belgique (oui, je tiens à visiter les musées de médecine quand je suis dans une ville qui offre une telle possibilité), mais quand même plaisant.

La pièce maîtresse de ce musée, selon moi et mon biais psychiatrique, c'est le tableau Une leçon de Charcot. Peinte par André Brouillet, cet œuvre montre Charcot induisant une crise d'hystérie chez une femme., Blanche Wittmann Dans l'auditoire, nous pouvons apercevoir Gilles de la Tourette, Joseph Babinski, et autres grands psychiatres et neurologues. D'ailleurs, l'élève le plus célèbre de Charcot demeure Sigmund Freud.


Sinon, avec Nicolas, je lui ai montré les coins touristiques usuels de Paris, en empruntant des petites ruelles par moments, sans négliger les quartiers non visités par les touristes. Je ne me lasse jamais à montrer Paris, car je trouve que c'est une belle ville qui a beaucoup à offrir d'un point de vue culturel, historique et architectural. Toutefois, la vie parisienne, c'est une autre histoire, comme je l'ai souvent mentionné...