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samedi 16 octobre 2010

Conclusion d'un séjour: troisième partie - Berlin

Dans ma tête, je suis réellement revenu à Montréal le 5 juillet 2010, à mon retour de Berlin. Peut-on réellement dire que nous avons conclu en voyage en Europe quand on y retourne à peine 3-4 semaines plus tard?

J'étais à Berlin du 26 juin au 5 juillet dans le cadre d'un congrès international sur le trouble de personnalité limite, trouble psychiatrique qui au cœur même de ma thèse. J'y allais pour présenter des données sur l'instabilité émotionnelle à l'adolescence. Ce fut probablement le congrès le plus pertinent auquel j'ai participé depuis le début de mon parcours en tant que biologiste médical spécialisé en sciences psychiatriques (pour ceux qui se posaient des questions sur mon titre)...

Je suis allé à Berlin, oui, pour une conférence, mais aussi pour dire au revoir à l'Europe. Lui dire au revoir sur une belle note. Quitter Paris dans un état émotif assez instable, disons que ça ne conclut pas parfaitement un séjour et débuter une nouvelle aventure. Revenir à Berlin, c'était renouer avec les moments plaisants que j'avais eu pendant mon année en Europe.

L'avantage de revenir dans une ville pour la troisième ou la quatrième fois, c'est que nous ne sentons plus la pression de la visiter. Nous pouvons enfin s'arrêter pour la vivre. Les premières fois, j'allais voir mille et un musées, monuments, lieux historiques. J'étais là pour vivre la vie berlinoise (surtout est-berlinoise) comme elle se doit.

Pour ce séjour, j'ai été hébergé par Kaja, une Couchsurfeuse que j'avais rencontrée quelques mois auparavant lors de la commémoration de la Chute du mur. Nicolas ne pouvait pas m'héberger à cause de ses colocs. Ce n'était pas trop grave, étant donné qu'il habitait à dix minutes à pieds de l'appartement à Kaja.

Berlin, ce fut de longues marches dans les grands parcs, les baignades quasi-quotidiennes dans les multiples lacs qui entourent la ville. Sérieusement, à voir mon album-photos, ça ne semble pas que j'ai passé la semaine dans une ville-capitale.

La semaine à Berlin, c'était revoir Lena pour une dernière fois avant mon retour définitif à Montréal. Elle avait le voyage jusqu'à la capitale afin qu'on puisse passer un peu de temps ensemble. Elle n'était allée à Berlin qu'une seule fois avec sa classe quand elle était plus jeune. Je trouvais ça un peu comique de jouer (encore!) au guide touristique à une Allemande dans sa propre capitale. J'ai aussi revu le temps d'une bière (ou deux, ou trois) Alex et sa copine Susan, que j'avais rencontré il y a un an à la Place des Vosges à Paris. Alex m'avait hébergé à Berlin en novembre par la suite.

C'est à Berlin que j'ai pu me ressourcer, me sentir bien, me reposer. Outre les lacs et les mini-randonnées, c'étaient les bars et les boîtes de nuit (entrer dans un club à 1h30 du matin, ça faisait longtemps que ce ne m'était pas arrivé). Le prix très abordable des sorties: une rareté à Paris, une chose courante à Berlin. Une bière de 500 ml (50 cl) à deux euros, c'est très cher à Berlin. Et les döner kebap à 4h du matin, cela me manque réellement.

J'ai pu pratiquer mon allemand très débutant. D'ailleurs, ce fut avec une amie à Nicolas, Vanessa, que j'ai eu mes premières conversations en allemand, puisqu'elle ne parlait qu'espagnol et allemand (et un peu d'anglais). Étrangement, je comprenais les serveurs et en retour, ils saisissaient ce que je voulais dire (sans avoir à pointer ou à faire des gestes).

Ma pensée est plutôt décousue, car quand on prend plusieurs mois avant de mettre en mots ses expériences, il nous reste que des souvenirs, des évocations, sans réel fil conducteur.

Berlin fait maintenant partie de mon passé... pour l'instant. Un retour s'imposera éventuellement. Actuellement, je suis à Montréal et je vais profite pleinement de l'instant présent. Le goût de voyager me reprendra sûrement très bientôt, mais j'ai refait le plein, même si ce n'était que le temps d'une semaine dans une ville déjà connue. 

Ainsi se conclut cette année en Europe, mouvementée, certes, mais des plus nécessaires.

mardi 5 janvier 2010

Oberndorf am Neckar

Pour célébrer la fin de l'année et de la décennie, j'ai décidé de retourner (encore) en Allemagne pour revoir Lena, cette fois-ci dans son village natal, Oberndorf am Neckar, près de la Forêt Noire. Ce fut un accueil très chaleureux que j'ai reçu de la part de ses parents, bien qu'ils ne parlaient pas vraiment anglais. Bref, j'ai pu profiter de beaucoup de bonnes bouffes. Contrairement à ce que l'on peut penser, on peut bien manger en Allemagne et ce ne sont pas seulement des pommes de terre et des saucisses!


Comme c'est un petit village et qu'il pleuvait et que c'était la fin de l'année, on n'a pas fait mille et une activités, l'une à la suite des autres. Nous avons quand même visité le château fort des Hohenzollern qui appartenait aux rois de Prusse. C'est un lieu touristique qui vaut la peine d'être vu si on est dans le coin. Ça fait "château de contes de fées" sur le sommet d'une montagne avec le brouillard couvrant la vallée, et je trouve ça magique. Aussi, je préfère personnellement un vieux château austère que celui de Versailles (et ses semblables) où la richesse déployée à outrance me donne maintenant la nausée. Pour paraphraser Lena, on comprend maintenant toute la révolution française en marchant dans les jardins de Versailles!

Le 30 décembre, plusieurs amis de Lena sont venus passer quelques nuits chez elle. Au total, avec ses parents, on n'était dix dans sa demeure! J'ai trouvé ces journées un peu difficile, car tout le monde parlait en allemand. J'essayais de capter le maximum de mots, et de bien enregistrer dans ma tête l'intonation, puisque je suis en train d'apprendre moi-même l'allemand. Très difficile comme langue pour la grammaire, mais pour la prononciation, Lena me dit que je l'ai plutôt bien, étant que l'accent québécois me permet de faire des sonorités que les Français ne peuvent pas.


Pour la Veille du Jour de l'an, une salle avait été réservée. Pour 20 euros, la nourriture (schnitzels, spaetzle, poulet, légumes) et l'alcool étaient à volonté. Je crois que la tradition veut qu'on soit assis à des grosses tables qui font plutôt "cafétéria" ou "cantine". Un peu avant minuit, tout le monde est sorti dehors pour les feux d'artifices... allumés par des non-professionnels. Bref, des Allemand(e)s allument des explosifs achetés plus tôt au beau milieu de la rue. Auditivement et visuellement, ça donnait l'impression d'une ville en guerre. Or, c'était quand même beau à voir et surtout très impressionnant. Exit les "Final Countdown"! Ici, on fête en chantant et en lançant des pétards et des feux d'artifices.

Sinon, je suis revenu il y a quelques jours à Paris, car je recommençais le 4 janvier. D'ailleurs, en ce 5 janvier, j'ai débuté deux nouveaux cours, l'un sur l'accès à la conscience (en français) et l'autre sur l'apprentissage et la mémoire (en anglais). Très intéressants, mais le cours donné par le professeur Roediger (de l'Université de St-Louis, aux États-Unis) sur l'apprentissage est vraiment captivant. Aussi, j'ai fait mon examen médical aujourd'hui; je remplis les conditions de santé pour rester en France. J'attends maintenant les nouvelles étapes à effectuer pour compléter mon dossier pour la carte de séjour.

Ah oui, mes Couchsurfers néerlandais (William et Bob) sont revenus chez moi lundi soir avant de repartir pour la Hollande. Bref, semblerait-il que je dois faire un tour dans leur ville (Zwolle) d'ici la fin de mon séjour en Europe... surtout que je dois récupérer des livres que je leur ai passés!

Et voici quelques photos:









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jeudi 12 novembre 2009

Berlin populaire et Paris bourgeois

En reprenant le train pour revenir à Paris (un beau neuf heures de trajet), j'ai pas pu m'empêcher d'écouter la conversation qui se déroulait derrière moi. Une Française (fin vingtaine, début trentaine) expliquait à un Allemand (fin quarantaine) comment que c'était de vivre à Paris. La femme était complètement désillusionnée par la capitale française, disant que c'était bien pour les vacances ou pour y vivre pour un très court temps, mais jamais il est possible de faire sa vie là-bas. Oui, il y avait la culture, la beauté de la ville, mais que la vie réelle était loin du conte de fées. Bref, c'était assez étrange d'entendre mes propres paroles sortir de la bouche d'une pure inconnue!

Avec les quelques bières dans le corps (je vous ai bien dit que le trajet durait neuf heures?), je me suis mis à réfléchir sur mon amour grandissant pour Berlin, et ma fascination décroissante pour Paris.

Pour moi, Paris, c'est la ville bourgeoise, celle qui a atteint son apogée et qui se repose sur ses lauriers. Berlin, c'est celle qui doit se battre pour renaître, celle qui innove et qui est en perpétuel changement. C'est une ville idéale pour la jeunesse, où il est permis de se révolter, de s'épanouir, de s'afficher comme on l'entend sans se soucier du regard des autres. D'ailleurs, il faut souligner comment certaines règles ne sont tout simplement pas appliquées en Allemagne, dont la loi anti-tabac (j'ai vu souvent des gens fumer dans les bars, les wagons de train, etc). L'art de la rue se trouve partout, et justement, elle fait une ville urbaine avec un coeur qui crie.

Paris, c'est la ville tranquille (d'ailleurs, plusieurs bars et boîtes de nuit sont maintenant fermés par la municipalité cette année pour cause de tapage nocturne... comme quoi, la chanson "Ronde de nuit" de la Mano Negra s'avère être prophétique), celle où on s'installe après avoir gagné beaucoup d'argent, celle qui reste immuable. J'ai tout simplement que Paris a arrêté de changer après les années 50. Quand on y pense bien, quand on évoque Paris, c'est toujours le passé, rarement le présent ou le futur. Berlin, c'est plutôt l'inverse. L'histoire a été très pénible pour cette ville, et elle essaie maintenant de se relever et prouver au monde qu'elle a beaucoup à apporter.

Un autre élément que j'ai pu observer, c'est comme Paris était une belle ville. Une TROP belle ville. À un tel point qu'on la sent artificielle (elle excelle dans sa cache-misère). Après les monuments historiques, l'architecture a coupé le souffle, qu'est-ce que Paris a à offrir à un étudiant dans la vingtaine? La culture? elle est juste trop chère pour être accessible. La vie sociale? la vie mondaine et les fausses apparences, très peu pour moi... Berlin, je dois l'avouer, est plutôt sale et laide. Un peu comme Montréal en fait. L'intérêt ne réside pas dans sa beauté architecturale, mais dans sa vie de tous les jours. Réellement faire la fête à Berlin sans débourser plus de 5 euros, c'est possible (à Paris, impossible à moins d'avoir des connections... vive l'élitisme)! Manger un repas complet (encore à moins de 5 euros), c'est également possible! Se payer un grand appartement, encore une fois, c'est possible (à Paris, vous payez des 600-700 euros pour un placard)!

Bref, j'aime quand c'est rude, sale, et que ça sent le vrai et l'authentique!

Chute du mur de Berlin - 20 ans après

Le 9 novembre 2009 a marqué le 20e anniversaire de la Chute du mur de Berlin. Étant relativement proche de l'Allemagne, et ayant envie de revoir la capitale allemande, j'ai pris mes billets de train en direction de Berlin.

Pour fêter l'événement, des milliers de dominos réalisés à partir de blocs de styromousse colorés et peints sous les thèmes de la Guerre froide, du Mur, et de la paix étaient posés entre la Potsdamer Platz (ancien no man's land, gros carrefour du capitalisme aujourd'hui) et le Reichtsag (le parlement), en passant par la porte de Brandebourg (emblème de la ville de Berlin). Le premier domino étant poussé, les autres blocs se succédèrent dans la chute. Tout au long de la soirée, des politiciens comme Angela Merkel (chancelière de l'Allemagne), Nicolas Sarkozy (président de la France), Hillary Clinton (secrétaire d'état des États-Unis), Gordon Brown, (premier ministre de la Grande-Bretagne), José Manuel Barroso (président de la commission de l'Union Européenne), Dimitri Medvedev, (président de la Russie) et Mikhaïl Gorbatchev (ancien président de l'Union soviétique), ont prononcé des discours sur l'état mondial et la signification de la chute du mur. Considérant que je ne comprends que l'anglais et le français, je n'ai pas compris ce que la plupart des gens disaient! La célébration comprenait aussi des artistes musicaux, dont une performance de Bon Jovi. Je sais, ce n'est pas très allemand, mais bon... Il faut que je souligne le fait que U2 était également présent deux jours auparavant, et que le concert a un peu mal tourné, car ils avaient bâti un gros mur pour empêcher les gens sans billets de rentrer sur le site du spectacle... Les gens mécontents ont démoli ce mur en signe de protestation!

En plus de la célébration officielle, il y avait également le Mauer Mob. Des centaines et des cetaines de gens se sont réunis pour créer une longue chaîne humaine tout le long de l'ancien mur. Ne pouvant pas être à deux endroits différents en même temps, et considérant comment la foule était dense dans les rues de Berlin cette journée-là, je n'ai pas pu voir le résultat.

Le fait d'être dans la foule à côté de la Porte de Brandebourg, je pouvais bien ressentir la frénésie et l'excitation qu'il y avait dans l'air. Aussi, j'étais à environ un bras de distance des blocs, et les voir tomber était tout simplement extraordinaire. À côté de moi se trouvaient des Allemands ayant vécu la Chute du mur il y a 20 ans, et à voir les larmes sur leurs visages, je saississais toute l'importance de cet événement. Il est tout à fait étrange d'être présent à Berlin pour marquer un événement aussi important historiquement, alors qu'à l'époque, je n'avais que 5 ans...

Et voici quelques photos:













mercredi 4 novembre 2009

Marburg - prise 2

Environ deux mois plus tard, je suis revenu à Marburg (Allemagne) pour revoir Lena. En fait, du 4 au 11 novembre, je serai à Berlin pour la commémoration de la Chute du mur et comme Marburg était sur mon chemin, et que Lena faisait un party d'Halloween, j'ai décidé de partir plus tôt de Paris et m'arrêter dans ce petit village féérique.

Halloween en Europe, du moins en France et en Allemagne, ce n'est pas la grosse fièvre comme en Amérique du Nord. Les maisons décorées font exception, et les boutiques ne sont pas recouvertes de citrouilles grimaçantes et de toiles d'araignées. C'était la première année de ma vie que je ne voyais pas d'enfants sonner aux portes vers les 18h... Un peu déstabilisant pour un Nord-Américain pour qui Halloween est une fête ultra médiatisée au point de s'en écoeurer.

Comme j'étais dans une ville estudiantine, il y avait effectivement des soirées costumées en ce 31 octobre. Lena était déguisée en orpheline maléfique et moi en Aladdin. Constatation: il fait peut-être un peu froid en Allemagne pour se déguiser en personnage des mille et une nuits! Nous sommes allés à une fête avec ses amis et ce fut extrêmement plaisant. Il faut avouer que j'ai un faible pour les soirées costumées...

4h du matin, moi et son ancien copain (déguisé en boucher) sommes retournés chez Lena pour dormir un peu. Autre constatation: je suis très mauvais avec les clés à l'ancienne (vous savez, quand vous demandez à un enfant de dessiner une clé, et il vous sort quelque chose qui semble dater du Moyen-Âge ou provenir du château de Barbe-Bleue). Déjà qu'à l'hôpital, je me bats à chaque fois avec les serrures, cette fois-ci, ce fut pour la salle de bains. Bref, je peux maintenant dire que j'ai réussi à m'embarrer dans une toilette et que j'ai dû sortir par la fenêtre, toujours déguisé en Aladdin...

Pour les autres jours à Marburg, ce fut très calme et reposant: thé/café au Roter Stern, petit café rappelant par moments l'Escalier à Montréal, natation à la piscine (me baigner me manquait énormément), promenade dans le village, et quelques bières en soirées dans des bars déjà mentionnés précédemment (Sudhaus, Cavete, etc).

Pour ma dernière soirée, petit cours d'arts martiaux de deux heures. Très particulier de suivre un cours donné en allemand... Bref, il y a quand même des limites à observer et imiter un professeur... une chance que Lena me faisait une traduction simultanée! Je me suis rendu compte qu'après toutes ces années à faire du Teakwon-do, certaines bases restent... Et vraiment, toute ma frustration envers l'administration française a été évacuée sur le bouclier rembourré...

Bon, il est temps de prendre mon train pour Berlin... à bientôt!

jeudi 3 septembre 2009

Quelques autres villes allemandes

Durant mes vacances, autre la semaine à Paris et les cinq jours à Marburg, j'ai pu visiter quelques autres villes allemandes. Je le souligne: je ne suis pas payé par le Guide du Routard ou par le Lonely Planet pour faire autant la promotion de l'Allemagne!

Wiesbaden
Pas trop loin de Marburg se trouve la capitale du Land (division administrative d'un région allemande) de Hesse, et l'une des plus vieilles villes thermales européennes. Un mardi, Lena et moi avons décidé d'aller la visiter. Les quelques attractions touristiques ont été vus en l'espace d'un avant-midi; le tourisme extrême fait à Paris nous a un peu épuisé et à force de voir des monuments historiques à toutes les heures, que dis-je, à toutes les cinq minutes, on veut bien faire autre chose. Parmi les choses à voir, on retrouve le Bäckerbrunnen, une fontaine à eau chaude. Ceci m'avait fait faire le saut, car j'avais soif et en mettant ma main sous l'eau pour la boire, je l'ai retirée très rapidement. Le fait qu'elle était chaude, Lena n'avait pas encore eu le temps de me le dire. Un peu plus loin, il y a le mur des païens (Heidemauer) que j'avais traduit par mur de Heidi. Lena s'est encore foutue de ma gueule dans ma tentative de comprendre l'allemand. Évidemment, on ne peut pas passer à côté des incournables: l'hôtel de ville (Rathaus... non, ça ne veut pas dire maison à rats) avec les murs en 3D, et le Marktkirche, l'église ultra rouge. Autre élément intéressant, il y a des fleurs de lys partout...

L'après-midi s'est résumé à se promener dans les rues, où on trouve une quantité assez importante de boutiques, de restaurants, et de cafés/bars. D'ailleurs, on en a profité pour essayer de me trouver un complet (pour un mariage le 1er septembre... plus de détails dans un prochain message), mais sans succès. Il y a aussi une boutique d'oursons en peluche (Steiff), les meilleurs au monde selon Lena; le prix est d'ailleurs assez exorbitant. Bref, Wiesbaden est une petite ville qui se visite plutôt bien et assez rapidement.



Et quelques photos de cette journée:


Lena devant un magasin de Gummy Bears à Wiesbaden

Moi dansant devant la boutique des ours en peluche très dispendieux

Ingolstadt

Pour le weekend du 14-16 août (oui, vous venez de réaliser que je suis en retard de trois semaines sur mes messages), je suis allé rendre visite à Julia, une autre amie allemande rencontrée à Montréal. Ingolstadt est une ville se trouvant en Bavière, région assez distincte du reste de l'Allemagne. C'est de là que viennent les images des grosses bières à 1 litre, des lederhosen, etc. La ville est surtout connue pour la fabrication des voitures Audi, et pour avoir inspiré Mary Shelley pour son célèbre roman Frankenstein. À l'époque, Ingolstadt avait l'une des facultés de médecine les plus réputée.

Durant cette fin de semaine se déroulait le Donaufest, sorte de "prélude" à l'Oktoberfest avec les grosses tables longues en bois, la musique "pop/trad" trop joyeuse, et les gros verres de bière (qui sont d'ailleurs très lourds). Ambiance très festive, et disons que ça trinque fort par chez eux. Avec la bière, des pretzels sont servis. Là, on parle du type de pain qui pourrait satisfaire une armée. C'est ultra salé et c'est généralement accompagné d'emmenthal poivré et salé.

Le lendemain, ce fut un dimanche à s'étendre: vélo pour quelques dizaines de kilomètres, baignades dans des lacs, bronzage, guitare, pique-nique... quoi demander de mieux par une journée chaude et ensoleillée?

Pour résumer, j'ai trouvé Ingolstadt très différent des autres villes allemandes que j'ai déjà visitées dans ma vie. Même l'accent bavarois m'était perceptible, moi qui n'est pas germanophone. Il semblait aussi régner une atmosphère plus latine, plus décontractée encore.

Karlsruhe

Je dois l'avouer, je n'ai passé que six heures dans cette ville, en attendant le bus qui allait m'amener à Grenoble. Donc, à l'exception du château et d'une petite balade dans les rues, je n'ai pas vu grand chose...

Karlsruhe signifie "repos de Karl" en allemand. Selon la légende, Karl Wilhelm von Baden a rêvé d'une ville construite en étoile; à partir du château, les rues partent en angle de ce point central pour former un évantail (Fächer). En gros, on trouve beaucoup de parcs et d'espaces verts où les gens bronzent, jouent au ping-pong sans filet ou au volleyball, grattent de la guitare, fument une cigarette ou une shisha, etc.

Ainsi, se termine le récapitulatif de mon séjour en Allemagne... bientôt, mon retour sur Grenoble et les Alpes!

dimanche 30 août 2009

Marburg, Deutschland

Après une semaine intensive à visiter Paris, Lena et moi sommes allés chez elle, dans la ville de Marburg, en Allemagne. C'est une toute petite ville située sur le flanc d'une montagne, à une heure de Frankfurt. Vous avez l'image de l'Allemagne avec les vieilles maisons médiévales avec les poutres diagonales en bois, le château en haut d'un sommet et les petites rues pavées? Marburg, c'est exactement ça. Enchanteur est le mot pour décrire la ville.

Marburg est une ville étudiante. On ne peut pas dire qu'elle possède une université, elle EST une université. Des étudiants sont partout dans les rues, en train d'étudier, lire, prendre un café entre amis, etc. Fait intéressant, plusieurs jeunes hommes sont nus pieds dans la ville. D'ailleurs, la blague récurrente de la semaine fut qu'il était possible de déterminer les idées politiques de la personne par le port de souliers ou non. Le contraste entre une très vieille ville et une population assez jeune détonne un peu, mais de façon plutôt agréable. Pour le tourisme, en une journée, on a vite fait le tour avec le château, l'église Élizabeth, l'ancien hôtel de ville, etc. Pour les amateurs de contes (comme moi!), il y a un parcours des frères Grimm, ceux-ci ayant étudié à Marburg. À travers la ville, des objets provenant des "Contes de l'enfance et du foyer" parsèment Marburg. Ici, la pantoufle de Cendrillon, là, la maison de Hansel et Gretel, et plus loin, l'âne magique qui donnait de l'or.

Ma semaine à Marburg s'est résumée à passer un très bon temps avec Lena, Daniel, Markus et leurs amis. Daniel et Markus sont deux Allemands que Lena m'avait envoyé à Montréal. Bref, une semaine de retrouvailles.

Afin que je vive l'expérience allemande la plus complète, Lena m'avait prévu un programme assez complet sur ce qu'il y avait à voir, à boire et à manger. Presque à tous les soirs, on faisait un plat "typiquement" allemand. Ainsi, les Schupfnudeln mit Sauerkraut und Spek (pâtes de pommes de terre avec choucroute et lardons), les Biersuppe (soupe à la bière; dégueulasse soit dit en passant), les Pretzels, les saucisses bavaroises, et les Maultaschen ont défilé sous mes yeux avant de finir dans mon estomac. J'ai pu goûter à plusieurs types de bières allemandes dans certains bars décontractés de la ville. Belle ambiance en général, prix très abordable, bière de bonne qualité, bref, ce qui manque à certains endroits à Paris!

Durant la journée, ce fut des visites dans les villes avoisinantes (Wiesbaden et Giessen), ou lecture sur le bord du Lahn, confortablement assis sur la terrasse du café Roten Stern (Étoile Rouge), ou balade à vélo (un petit 33 km à travers la campagne allemande), etc.

La semaine a passé comme une étoile filante. Depuis mon arrivée en Europe, je crois que c'était la première fois que je me suis senti aussi bien et intégré dans un endroit. Peut-être que les tests Facebook ont raison: je suis Allemand dans l'âme. À part du Scheisswetter (temps de merde) certains jours à Marburg, tout était comme je le voulais. Lena Daniel, Markus et Lotte (la coloc de Daniel) ont vraiment bien réussi leur coup pour que je tombe en amour avec leur ville et l'Allemagne en général. Ils m'ont fait vivre une Allemagne moderne et contemporaire où exalte une joie de vivre loin des stéréotype de l'Allemand sérieux, droit et froid. Des fois, je me demande si c'était plus simple d'apprendre l'allemand et aller étudier là que passer à travers la bureaucratie française... Bref, une pause rafraîchissante bien méritée de la France.

Et quelques photos pour terminer:

Daniel et Lena au Delirium


Les sept nains de Blanche-Neige sur les murs du château


Le Biersuppe, mélange de bière, de sucre, de lait, de blanc d'oeuf, et de cannelle; horrible!


Party de cuisine chez Markus


Lena à la recherche de la pantoufle de Cendrillon

Vue de Marburg avec le château au sommet